

Dimanche 16 novembre 2008 à 15:50


Publié par Groundzero
Samedi 1er novembre 2008 à 18:05

Publié par Groundzero
Vendredi 31 octobre 2008 à 17:04
Deux heures, où quand les heures paraissent minutes...

J'ai osé, j'ai enfin osé, j'ai enfin osé me lancer dans la vie, pour la première "réelle" fois j'ai demander un numéro de téléphone. Outre le cliché du vieu dragueur beauf raté à la sauce niaiseuse, je suis content de moi. Cette vendeuse engagée de temps à autre à la pâtisserie ou je bossai précédemment, si petite, si fragile, si douce et si attendrissante, cet accent russe d'une demoiselle arrivée récemment sur notre territoire ne me laissait pas indifférent, je l'avais recroisé par pure hasard bien après mon départ cet été de l'entreprise, nous nous étions croisés, elle m'avais reconnu, moi non à mon plus grand regret, l'ipod poussé à son volume maximum pour ne pas changer je n'avais reconnu sa voix qui m'apellai qu'à la dernière minute, lorsque je me suis retourné elle était là, Natasha, c'était bien elle, en chair et en os, surtout en os. Certes la demande du numéro n'est pas très glorieux, devoir passer par son ex-patronne pour tenter d'obtenir le numéro de cette dites vendeuse n'était pas chose aisée, mais encore une fois et de même peut-être pour la premiere fois je suis passer au-delà de l'image que je n'aime pas renvoyer de moi, je me focalise sur les pensées des autres à mon égards, négatives pour la plupart du temps selon mon petit bout de cerveau déréglé avec le temps par le volume de l'ipod, je suppose...
Ce soir, ou dans deux heures plus précisément, je me rendrai à notre premier rendez-vous, je n'en sais pas plus, j'espère que tout se passera bien, mise à part avec Elle, la fameuse grande Elle, tous mes premiers rendez-vous ont été une catastrophe, blindés les blancs n'est pas ma spécialitée, renfermé comme je suis.
Et puis merde, on verra bien, Zut !

Publié par Groundzero
Mercredi 29 octobre 2008 à 20:45
Encore une fois je voyage, je rentre sur Lyon, assis à cette place de TGV. Encore une fois je m’évade, je vois plus loin que le bout de mon nez, je rêve d’évasion, je plane au dessus de lacs et montagnes.

Les fêtes arrivent, la réjouissance de se retrouver en famille, pas pour moi cette année, comme les autres, travail oblige, mais le fait même de les savoirs tous réunis, heureux, même à des centaines de bornes, me procure le plus grand bonheur. Les scintillements dans les yeux des jeunes enfants, devant des vitrines décorées pour l’occasion, en traversant les rues décorées par des guirlandes de moult couleurs, les pères noël déguisés qui distribuent des tracts, bonbons et chocolats, le froid glacial de l’hiver, qui vous gèle les doigts de pied jusqu'à vous faire grelotter, Putin que je l’aime cette température, j’aime voir cette « fumée » (comme on appelai ça étant jeunes) sortir de narines et bouche ; Lever la tête et faire la locomotive, imiter les grandes personnes avec leurs cigarettes à la main, toutes ces choses que l’on ne fais et fera plus jamais, conscience d’adulte et maturité oblige. J’aime cette période des fêtes, tant par l’intensité du rythme de travail, enchaîner les heures par centaines, atteindre un état de fatigue à la limite du supportable, gérer le stress de centaines de commandes, j’aime ces coups de feu, ce bruit, ces cris des chefs pour que le travail suive, je m’en régale d’avance. J’ai hâte de voir les yeux des enfants lorsque sonnera l’heure d’ouvrir ses cadeaux, vous vous rappelez étant jeunes lorsqu’on se levait en pleine nuit pour voir si le père noël avait déposer les cadeaux au pied du sapin et qu’on voyait tout ces paquets entassés, rouge, vert, bleu, des couleurs vives et criardes, des papiers nacrés sur lequel reflétai la guirlande clignotante du sapin, et cette odeur de pin, si familière, si particulière, si magique, le tout accompagné du silence imposant des grandes personnes dormants, le calme plat dans la maison ou l’appartement, juste le bruit électrique de la guirlande, on s’approchaient et essayaient de compter dans l’obscurité le nombre de paquets portant notre prénom. Je me revois encore, déballer ce coffret de bricolage, cette Batmobil que j’attendais tant, ce synthétiseur, ces cadeaux par dizaines, cette magie que mes parents entretenaient et faisait perdurer. Je croyais au père Noël, j’étais jeune, naïf et inconscient de ce que me réservait l’avenir, je ne pensai qu’a l’instant présent, je ne voyais que le bonheur que me procurai la présence de mes parents, mon frère et ma sœur, il n’y avais pas de factures, de loyers, de bail, d’assurances, d’impôts, je me voyait réveiller par maman le matin pour aller à l’école, elle me choisissait ma tenue du jour, je galérai avec ces mitaines reliées par le fil de laine qui passait d’une manche à l’autre et qui vous tiraillai dans le dos, cette cagoule qui restait en place même lorsque l’on cherchai à tourner le visage de 90°, je me rendait à l’école, main dans la main avec Maman ou Papa, je pleurai certains matins lorsque j’était fatigué, lorsque je voulais rester auprès d’eux, et parfois j’avais hâte d’arriver, je mangeai à la cantine, je me rappel des « grosses dames » qui nous servait et poussait leurs chariots, cette odeur qui se dégageait dans le réfectoire, les épinards à la crème chauds avec un œuf dur froid, les boulettes de viande à la sauce, les coquillettes par kilos, … je rentrait le soir et jouai sur mon tapis de voiture géant, je faisait des accidents et des embouteillages, je m’éclatai avec un rien, j’était heureux, heureux de vivre, heureux de ne penser à rien, si ce n’est à mon insouciance. C’était hier.
Demain le réveil sonnera à 04h00, j’aurai un patron à satisfaire et un boulot irréprochable à effectuer, dans quelques jours je toucherai à nouveau une paye de fin de mois, et quelques jours plus tard viendront les nouveaux prélèvements automatiques de début de mois, EDF, GDF, le loyer, internet, téléphonie, télévision, ..
Aujourd’hui je suis grand, j’ai 20 ans, mais je refuse d’y croire, je suis dans le train, je rentre de Paris ou j’ai passer ma journée de congé avec mes neveu, et aujourd’hui j’ai jouer au petites voitures, j’ai fais l’avion avec la petite cuillère, j’ai ris aux éclats avec chacun d’eux, tout ça pour eux, mais aussi en grande partie pour moi.

Publié par Groundzero
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